Froid comme la mort d'Antonio Manzini

Publié le par barbouille-bouquine.over-blog.com

Editeur: Denoël

Auteur: Antonio Manzini

Traducteur: Anaïs Bouteille-Bokobza

Titre original: La Costola di Adamo

Date d'édition: 3 mars 2016

Nombre de pages: 256

 

Synopsis:

Rocco Schiavone a une nouvelle affaire sur les bras, et il est bien décidé à la régler presto.

Ester Baudo est retrouvée morte dans son salon, pendue. Le reste de l’appartement a été saccagé, et ce qui semble à première vue être un suicide se révèle vite un meurtre. On fait appel à Rocco Schiavone, ce drôle d’inspecteur, amateur de joints matinaux et de jolies femmes. Dans la petite ville grise et froide d’Aoste, il croise et interroge les proches de la victime. Il y a Patrizio le mari, Irina, la femme de ménage biélorusse à l’origine de la découverte du cadavre, ou encore celle qui semble avoir été la seule amie de la défunte, Adalgisa. Si la vie de la victime se dessine peu à peu, le mystère reste entier. Qui pouvait bien en vouloir à la calme et tranquille Ester Baudo?
Cette deuxième enquête de Rocco Schiavone, vice-préfet râleur, macho et doté d’un humour cinglant, ravira les amoureux du commissaire Montalbano, de l’Italie et des polars à l’humour grinçant.

Mon avis:

Je tiens à préciser que je n'ai pas lu le premier livre d'Antonio Manzini "piste noire". Je ne connaissais donc ni l'auteur, ni le personnage de Rocco Schiavone. Le vice-préfet (et oui en Italie on ne dit plus commissaire) Rocco Schiavone m'a fait penser par de nombreux aspects au personnage de Cormoran Strike de Robert Galbraith. Peut-être de par le côté bourru, la souffrance sur le plan sentimental et l'anticonformiste dont il fait preuve. C'est le personnage principal et le plus détaillé du livre. Ce que je déplore au passage, les autres sont tellement peu travaillés qu'ils en deviennent caricaturaux tel Intino et Déruta, enlevant presque de la crédibilité à l'histoire. En fait il n'y a pas une histoire mais deux qui s'entremêlent. D'une part l'enquête sur le meurtre d'Ester Baudo et d'autre part une partie du passé du vice-préfet qui refait surface. Cela m'a permis de mieux cerner Schiavone.

Je me suis un peu attachée à ce personnage, le côté fragile qui émane lorsqu'il parle à sa femme décédée y est pour beaucoup. Malheureusement, le personnage ne fait pas le livre. l'histoire manque de rythme, de relief. J'avoue m'être ennuyée, par moment j'ai bien failli décrocher. Pour un livre qui ne fait que 256 pages c'est dommage. J'étais pourtant très motivée pour découvrir cet auteur qui avait beaucoup fait parler de lui avec son premier livre. J'aurais peut-être dû commencer par "piste noire".

Bref c'est un bon policier mais sans plus. Ce n'est pas le coup de coeur espéré.

 

Publié dans polars

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